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dimanche 2 juin 2013

Termitières et termites

 

Les termites sont connues pour leur passion dévorante pour le bois: elles sont xylophages – mangeuses de bois. 


Mais leur diversité (le Territoire du Nord, un des états d'Australie, compte quelques 70 espèces de termites !) fait qu'elles ont varié la nature de leurs aliments végétaux, certains de ces insectes se nourrissant plutôt de feuilles d'herbes qu'elles récoltent et stockent en réserves.

Une autre particularité de ces espèces est leur vie sociale. Comme chez les abeilles et les fourmis, elles organisent leurs activités autour de l'activité reproductrice d'une reine, ce qui les amène à avoir des spécialités dans la colonie.


Trois-quarts des espèces australiennes construisent leur nid en relation avec l'arbre qui leur fournit à manger ou encore nichent sous la terre. 

 


















Mais d'autres bâtissent leurs termitières en plein champ en employant l'argile du sol, auquel elles mélangent leur salive et leurs excréments. Elles y stockent les végétaux qu'elles moissonnent dans leur environnement proche, durant la saison sèche. Les cavités dans la termitière servent donc de greniers, de pièces à vivre et aussi de lieux de passage.



D'autres animaux les utilisent comme perchoirs (oiseaux) ou profitent des trous pour s'abriter (cas du varan des sables, Varanus panoptes), mais aussi peuvent se nourrir des termites (l'échidné, par exemple).

Varanus panoptes

Tachyglossus aculeatus (Musée d'Art et de Sciences de Darwin)




Deux espèces construisent des termitières remarquables. Soit par la taille gigantesque de l'édifice qui abrite la colonie : c'est le cas des termites-cathédrales Nasutitermes triodiae. 


Soit par l'orientation très particulière et toujours identique des termitières, chez les termites-magnétiques Amitermes meridionalis. 



Ces dernières occupent les différents niveaux de la termitière en fonction de leur spécialité : le roi et la reine s'occupent des larves provenant des œufs que sa majesté a pondus. Au-dessus se trouvent les ouvrières et au-dessus encore les soldats : ce qui représente des centaines de milliers d'individus. Le haut est utilisé comme cimetière.

Chacune de ces espèces est adaptée à des conditions de vie particulières et à un habitat différent, en relation avec le climat : le nord de l'Australie est situé en zone tropicale et connaît deux saisons, la saison des pluies et la saison sèche. La température est très régulière, avec, le jour, une moyenne de 34°C.

Alors que la termitière des termites-cathédrales est construite en zone de forêt sèche, sur des sols bien drainés, les termites-magnétiques construisent en plaines inondables, zones qui se retrouvent sous l'eau en saison humide, de décembre à avril. Elles se déplacent alors vers les étages supérieurs

Même si une termite-ouvrière mesure 5 mm environ, les termitières-cathédrales peuvent monter jusqu'à 7 m de haut, ce qui correspond à un âge de 80 ans.


La particularité des termitières-magnétiques est d'être toutes orientées dans un axe nord-sud, de façon à ce qu'en plein midi, quand le soleil est au maximum de son rayonnement thermique, les faces de la termitière soient dans l'ombre. 







Les termitières sont des constructions pleines de trous et sont donc ventilées: par cette disposition nord-sud, la température interne ne dépasse jamais 30°C, ce qui permet le bon développement du couvain (œufs et larves).

Les scientifiques ont été surpris par cette disposition qui font que toutes les termitières sont alignées parallèlement : ces insectes vivant dans l'obscurité sont aveugles et ne peuvent donc pas utiliser la lumière du soleil pour orienter leur construction. Elles se baseraient ainsi sur le champ magnétique terrestre qu'ells peuvent « lire comme une boussole ». 
Des expériences faites en changeant l'orientation du champ magnétique ont amené les termites à construire leur édifice en orientant son axe parallèle au nouveau champ imposé par les scientifiques.

Ces termites-magnétiques n'existent que dans cette région du monde.

Les formes des termitières-cathédrales évoquent parfois des visages, que l'on retrouve dans les sculptures de l'art aborigène.


Monument à Darwin




vendredi 17 mai 2013

Le pays des kangourous

Eh bien ça n'est pas aussi facile qu'on le pensait de pouvoir apercevoir des kangourous ! Peut-être n'avons nous pas choisi les bonnes régions pour cela. Il paraît que dans les villes du sud, on en voit dans les parcs, sur les golfs, mais nous à Sydney, ou à Gold Coast, c'est au musée ou dans les vitrines des magasins qu'on en a vus en quantité.





 Il y en avait aussi en extérieur, mais sur les pelouses des super-marchés ou dans les jardins, de très beaux specimens ... en plastique !



Après, il y a tous ceux qu'on a pu voir dessinés : sur les maillots, les écussons, dans les journaux, sur les étiquettes, sur les enseignes, ...






On est partis sur les routes du centre, une région pas complètement désertique, car il leur faut de l'herbe à ces marsupiaux-là ... Mais, ça n'était pas nos jours de chance.
Dans certains lieux, des pancartes annonçaient leur présence, mais il fallait vraiment chercher pour en trouver (je me demande si il n'y en a pas un dans le buisson, en bas à gauche ?).



Et puis, déprimant, deux kangourous écrasés par les énormes camions qui, traversant le continent à toute vitesse, les percutent à l'aube ou au crépuscule, quand l'animal s'aventure hors de son lieu de repos pour se nourrir. Leur cadavre fait alors le bonheur des oiseaux charognards.



Et puis, il y a quelques jours, au détour d'un virage, IL est apparu, s'est assis sur la route et a posé : le SKIPPY dans toute sa splendeur.


Au bout d'une minute, en quelques bonds, il est reparti, avant de poser une seconde fois !


Alors, on a compris comment faire : pour être sûr de voir des animaux sauvages, il faut se préparer, utiliser par exemple un camouflage.


Prochaines observations : les crocodiles du Territoire du Nord.






dimanche 28 avril 2013

Australia !

18 heures de vol et deux heures d'étape à Abu Dhabi : l'avion se pose à Sydney.


Trois mois devant nous pour parcourir une partie de cette île-nation-continent, ayant une superficie faisant 14 fois la France.



Sydney, plus grande ville du pays, offre beaucoup à découvrir à nos yeux impressionnés par la beauté des lieux. Elle est construite autour de deux baies; là où s'installèrent les premiers colons brittaniques, soldats et bagnards, il y a 225 ans, 18 ans après que James Cook, lieutenant de sa majesté, eut découvert le site.

L'entrée de la baie entre Northhead (pointe du nord) et Southhead (pointe du sud)
(peinture de la collection Dixson - State Library, Sydney) 



 Sur la plage de Coogee, le drapeau australien :
il montre son attachement à la Grande-Bretagne et son appartenance à l'hémisphère sud.
Comment s'appelle la constellation qui y est dessinée ?

Mais; l'histoire récente de l'Australie ne fait pas oublier que ce continent fut peuplé il y a 60000 ans par des humains dont les descendants sont connus sous le nom d'Aborigènes, ce qui signifie les premiers habitants. A Sydney, cette présence est rappelée par les bas-reliefs portés par les portes de bronze de la Bibliothèque d'Etat et par la présence dans les musées de tableaux s'inspirant de leurs traditions.


Sur une barque, le drapeau aborigène (vu ici à l'envers) 

L'histoire de Lany'tjung (bandicoot, crocodile, feu). 
Peinture de Munggurrawuy Yunupingu (1959).
Pigments naturels sur écorce. 

Sydney, ce sont deux monuments mondialement connus : le Harbour Bridge (1932 - pont le plus large du monde) et l'Opéra (inauguré en 1973 après 10 ans de construction, plus long que le Rocher de Palmer, non ?).




Quelques images aussi des parcs de la ville peuplés d'une faune et d'une flore qui annoncent le Tropique tout proche.

Loriquet à tête bleue ( Trichoglossus haematodus)

Ibis blanc australien (Threskiornis molluca)

 Cactus-pomme (Cereus uruguayanus)

Botaniste (Homo sapiens) et eucalyptus

Et les "Sydneysiders" font du sport, consomment, et travaillent aussi un peu ;)







A suivre (je vous montrerai comment je me suis mis au surf) ...